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Les
chiffres
• En
France 70 % des plaintes pour viols sur
mineurs échappent à toute poursuite.
•
Seulement 1 abuseur sur 50 est condamné à la
peine de prison !
•
Il bénéficie trop souvent de non lieu ou de
peines de principes pour 80%.
•
Les professionnels qui reçoivent les
victimes considèrent que 92 à 98 % des cas d’incestes dénoncés
sont vrais.
•
82% des abuseurs n'admettent pas leur
responsabilité (53% nient même totalement
les faits)
Il y a un problème, non?
L’inceste :
un phénomène largement sous-estimé
Extrait du Manifeste
AIVI 2004
En l’absence d’études
et d’enquêtes françaises, nous avons
recensé les informations et données
internationales, partant du principe
qu’aucune raison ne peut justifier
une différence de résultats dans
notre pays.
Les victimes
80% des victimes d’infractions
sexuelles sont de sexe féminin.
20% des femmes et 7%
des hommes subiront une agression
sexuelle avant l'âge de 18 ans.
45% des violences sexuelles
concernent des enfants de moins de 9
ans.
Le risque relatif
d'infractions sexuelles chez les
handicapés est multiplié par 3
par rapport à la population générale.
50% des victimes d’inceste
appartiendraient à des familles touchées
par l'alcoolisme.
Les agresseurs
98% des agresseurs sexuels
sont des hommes, âgés de moins de 18
ans pour 19%
d’entre eux.
Dans 70 à 85% des
cas, l'agresseur est connu de la
victime.
72% des auteurs de
violences sexuelles sur mineurs
signalés sont des personnes de la
famille mais 74%
des personnes interrogées supposent
que les violences sexuelles sont
infligées aux enfants par des
inconnus.
Troubles et conséquences
Troubles multiples : une
étude du Comité de protection de la
jeunesse canadienne sur les cas de
85 filles ayant subi l'inceste qui a
été signalé, démontre que ces filles
présentaient en moyenne huit
sortes de problèmes, soit
d'ordre familiaux (86%),
psychologiques (85%),
de relations sociales (49%),
scolaires (46%), de
nature sexuelle (34%),
de délinquance (26%),
de fugue (25%) et
de santé (23%).
Troubles du sommeil :20 % à 30 %
des enfants agressés sexuellement
ont des problèmes reliés au sommeil.

Anorexie - boulimie : 5 % à 20 %
des enfants victimes éprouvent des
difficultés reliées aux
comportements alimentaires et à
l'appétit. (8) 50%
des anorexiques et 75%
des boulimiques interrogés font état
d’agressions sexuelles dont ils
auraient été victimes dans leur
enfance.
Fugues et délinquance : des
études relatives aux jeunes fugueurs
et aux délinquants rapportent
qu'entre 30 % et 55 %
d'entre eux avaient été victimes
d'agressions sexuelles. Les victimes
d'inceste auraient tendance à
quitter précocement la maison, avant
18 ans.
Les séquelles : qui ont
cependant le plus été étudiées et
dont on pense qu'elles ont le plus
d'impact sont les perturbations
psychologiques. Sgroi les définit
ainsi : la culpabilité, la peur, la
dépression, la perte d'estime de soi
(60 et 87% des
victimes d'inceste seraient
modérément ou gravement affectées
dans leur estime d'elles-mêmes) et
les problèmes de sociabilité, la
colère et l'hostilité refoulées, la
diminution de l'aptitude à faire
confiance à quelqu'un, la confusion
des rôles, la pseudo-maturité,
alliée à l'incapacité d'accomplir
les activités de développement; des
problèmes de maîtrise de soi et de
contrôle.
Préjudice physique : le
sondage national mené auprès des
hôpitaux Canadiens par le Comité
Badgley a permis de recueillir que
plus de sept filles sur dix (71,9%)
et près d'un garçon sur deux (47,4%)
victimes d’agressions sexuelles
avaient subi une pénétration ou une
tentative de pénétration. D'après le
résultat des examens médicaux,
environ un enfant sur quatre (23,1%)
avait besoin de soins médicaux pour
des préjudices physiques ou des
états pathologiques (qui n'étaient
pas tous imputables à l'agression
sexuelle).

Prostitution : entre
76 et 90% des
femmes et des hommes prostitués ont
des antécédents d'agressions
sexuelles pendant leur enfance, le
plus souvent de nature incestueuse.

Toxicomanie : 35 % des
femmes ayant vécu l'inceste auraient
des problèmes de drogues et
d'alcool, comparativement à
5 % des femmes non
agressées. Les femmes ayant
été agressées sexuellement durant
l'enfance risquent deux fois plus
que les autres de prendre des
somnifères et trois fois plus de
recourir à des calmants.

Dépressions et suicides :
les victimes d’infractions sexuelles
sont 8 fois plus
susceptibles que les «non victimes»
de faire des tentatives de suicide
et 5 fois plus
susceptibles de faire une dépression
nerveuse. U ne étude auprès des
femmes hospitalisées dans les
services psychiatriques des hôpitaux
de Toronto révèle que 90%
d'entre elles ont vécu des
agressions sexuelles ou physiques ou
les deux durant leur enfance.
Maladies musculaires : 90%
des femmes atteintes de fybromyalgie
auraient subi des agressions
sexuelles, physiques ou
psychologiques durant l’enfance,
l’adolescence ou au début de l’age
adulte.
Revictimisation : les
femmes exploitées sexuellement
pendant leur enfance se retrouvent
souvent dans des situations
dangereuses ou dans des relations où
elles sont exploitées. Il existe un
lien étroit entre l’inceste et
l’expérience ultérieure d’agression
sexuelle, de violence conjugale ou
d’autres formes de violence
sexuelle.
Problèmes affectifs : une
forte majorité des victimes
d'inceste vivent difficilement leurs
rapports avec les hommes, et environ
40% d'entre elles
ne se sont jamais mariées.

L’automutilation : le
nombre des victimes d’inceste
présentant des gestes
d’automutilations (brûlures,
entailles, coupures) atteint 58 %
dans certaines études.
Beaucoup de victimes ignorent
longtemps que ces troubles et conséquences
peuvent être causés par l'inceste.
La justice
90 % des cas d’infractions
sexuelles faites sur les enfants ne
sont pas déclarées aux autorités.
L’inceste constitue 20%
des procès d'Assises en France.
64% des européens
interrogés jugent la législation
concernant les violences sexuelles
sur enfants insuffisante.
91% des européens
interrogés souhaitent l’application
de peines plus sévères.
Les comportements
La torture jour après jour :85%
des cas d'inceste durent plusieurs
années. Ils sont toujours
accompagnés de mauvais traitements
psychologiques et souvent de
violence physique.
Les appels au secours :
78 % des
adolescents fugueurs déclarent des
sévices de la part de leur parent
dans l'année qui précède la fugue.
La loi du silence : de
42,5% à 50% des
personnes n’avaient jamais parlé des
violences subies avant d’être
interrogées.
Le déni : jusqu’à
50% des victimes ne se
souviennent d’avoir été exploitées
qu’après plusieurs années. Ce
souvenir est généralement éveillé
par un élément de la vie adulte.
Le rejet : il existe bien
souvent une complicité familiale, la
mère hésitant à briser son ménage,
ou résistant difficilement à
l'emprise de son mari. Dans les
dictatures familiales, il y a
souvent rejet de l'enfant par la
mère.
La révélation : 50% parlent
des violences qu’ils subissent avec
des amis ou ceux qui prennent soin
d’eux (en général leur mère).
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