Les théories pro-pédophile

 

Diffusez autour de vous les informations que vous trouverez ici.
Il est capital d'ouvrir une brèche dans le discours de promotion de ces personnages
et de ses théories qui font la promotion de la sexualité pédophile.
Tous ceux qui reprennent à leur compte les discours et les théories
de Gardner, Underwager, etc... doivent savoir ce qu'ils font et de quel côté ils se placent.
Tous ceux qui tentent d'introduire en justice ce genre de théories doivent savoir
d'où elles proviennent, et, lorsqu'ils en seront informés, doivent cesser de promouvoir
des théories aussi douteuses et aussi coupablement proche des milieux pédophiles.

 

 

 

 


Le "Syndrome d'aliénation parentale"
Théorie inventé par le pédophile Richard Gardner

Les concepts de syndrome d’aliénation parentale (SAP) et d’enfants aliénés (EA) : source d’erreurs dans les dossiers de garde d’enfants.

L'ambition de ce site est de renseigner objectivement les personnes cherchant à s'informer sur le Syndrome d'Aliénation Parentale et son inventeur Richard Gardner.

Les agresseurs ont toujours intérêt à discréditer systématiquement la parole des enfants : cela leur permet de poursuivre leurs exactions en toute tranquillité et en toute impunité...

Il y a moins de 10 ans, on avait déjà vu la déferlante des "fausses allégations" voler au secours des parents incestueux et/ou violents pour leur permettre de se laver des accusations formulées contre eux par leurs enfants.

Aujourd'hui la mode a changé : on ne parle plus tellement de "fausses allégations" mais plutôt de Syndrome d'Alénation Parentale ou d'Aliénation Parentale.

Mais l'objectif est toujours le même : baîllonner les enfants. Empêcher qu'ils s'expriment, qu'ils dénoncent ce qu'ils ont subi, et, s'ils parviennent toutefois à parler, discréditer leur témoignage.

Des personnages peu scrupuleux battent à l'heure actuelle la campagne pour tenter de faire "reconnaître" cette supercherie discréditée depuis longtemps aux Etats-Unis.
Ils luttent de toutes leurs forces et sur tous les terrains : on les voit intervenir sur divers forums, sur Wikipédia (où les deux entrées "SAP" et "Richard Gardner" sont prises d'assaut par leurs défenseurs qui vandalisent systématiquement toute contribution qui toucherait à leur icône et à son "invention"), dans des congrès, sur des sites internet, dans des revues de droit...

Bref : nous sommes en pleine période de propagande.

Il est donc capital de remettre les choses à plat et de se référer aux écrits-même de Gardner, afin de s'en faire une opinion fondée.

Il est important de souligner que toutes les informations référencées ici sont rigoureusement vérifiées et sourcées. Il suffira de se reporter aux références indiquées pour s'en assurer.


 

Qui était réellement Richard Gardner?
 

Psychiatre dans le secteur privé, Richard Gardner a toujours prétendu enseigner comme professeur à la faculté de médecine et de chirurgie de l'Université de Columbia.

Après de multiples vérifications, il apparaît que si Richard Gardner disposait bien d'un cabinet de consultations psychiatriques privé, il n'a jamais été salarié de l'Université de Columbia, dans laquelle il n'a jamais exercé.

Richard Gardner était simplement parvenu à s'introduire à la faculté de médecine et de chirurgie de cette université en tant que bénévole : il n'a jamais été recruté par la moindre commission de spécialistes, n'y a jamais enseigné ou publié quoi que ce soit et n'a jamais été payé (source : Hoult Jennifer, The Evidentiary Admissibility of PAS, note 288).

En 1985, Richard Gardner inventait une théorie, le "SAP", "Syndrome d'Aliénation Parentale", et tentait de la faire reconnaître par ses pairs.

N'y parvenant pas, Richard Gardner fondait sa propre maison d'édition, "Creative Therapeutics", afin de publier ses travaux à compte d'auteur. Gardner parvenait par ce biais à donner quelque notoriété à son invention.

Entre 1985 et 2003, date de sa mort, Gardner a ainsi publié une bonne dizaine de livres, tous à compte d'auteur. Aucun d'entre eux n'a jamais été soumis à la moindre évaluation du moindre spécialiste en psychiatrie.

Parallèlement, Richard Gardner publiait des articles dans des revues de droit, c'est-à-dire des revues non dotées d'un comité de re-lecture spécialisé en psychiatrie et devenait expert près les tribunaux. Cette activité d'expert lui a permis de propager son invention auprès des cours de justice, notamment des tribunaux familiaux, et de gagner sa vie.

Le SAP, Syndrome d'Aliénation Parentale, n'ayant aucune validité médicale (il ne repose sur aucun symptôme médical défini ni sur aucune diagnostic précis), a systématiquement été rejeté par la communauté scientifique, médicale et psychiatrique aux Etats-Unis : il n'a donc jamais été référencé dans le DSM (manuel diagnostic de psychatrie aux Etats-Unis).

A l'âge de 72 ans, après une carrière passée à museler les victimes et à incriminer les femmes, Richard Gardner se suicidait d'une vingtaine de coups de couteau dans le ventre (mai 2003).

 

Absence scientifique du SAP (Syndrome d'Aliénation Parentale)

Dans l'ouvrage "True and False Allegations of Child Sex Abuse", publié à compte d'auteur, Gardner affirme, sans se référer à la moindre étude empirique, que toutes les paraphilies sexuelles humaines (c’est-à-dire les comportements déviants) seraient des mécanismes d’adaptation naturels qui stimuleraient la procréation et augmenteraient donc les chances de survie de l’espèce.

Ainsi, la pédophilie, le sadisme, le viol, la nécrophilie, la zoophilie, la coprophilie et d’autres paraphilies assureraient la survie de l’espèce en stimulant la procréation. Gardner se représentait les hommes comme des donneurs de sperme et les femmes comme des réceptacles à sperme : il prétendait que ces comportements sexuels « atypiques » servent à encourager la production de sperme chez les hommes et ainsi à augmenter les chances d’appareillage avec une personne susceptible de concevoir un enfant. Gardner considérait toute situation dans laquelle une femme devenait un réceptacle à sperme comme une chance de survie pour l’espèce. Il affirmait que les femelles humaines seraient naturellement « passives » et que le viol ou l’inceste résulteraient de cette passivité: il déclarait en effet que la passivité sexuelle des femmes les conduisait à devenir des victimes masochistes de viol, des victimes qui « ressentent du plaisir à être battues, ligotées et soumises à des mauvais traitements », comme si c’était là « le prix qu’elles sont prêtes à payer pour obtenir la gratification de recevoir du sperme » (Gardner, True and False Accusations, note 27, 26).
Il affirmait que l’inceste n’est pas dangereux en soi ; paraphrasant Shakespeare, il ajoutait, « c’est d’y réfléchir qui le rend dangereux ».

Gardner déclarait que les activités sexuelles entre les adultes et les enfants feraient « partie du répertoire naturel de l’activité sexuelle humaine » (Gardner, "True and False Accusations", note 27, 24) et que la sexualité entre adultes et enfants serait une pratique constructive du point de vue de la procréation, la pédophilie permettant selon lui de « charger à bloc » l’enfant, le rendant « hyper sexualisé » et ainsi plus enclin à rechercher des expériences sexuelles qui stimuleront la procréation.

L’analyse de Gardner se concentrant surtout sur les hommes adeptes de paraphilies, il précisait que la sexualité homosexuelle augmente elle aussi les chances de reproduction de l’espèce, malgré le fait que les homosexuels ne pratiquent que rarement la sexualité hétérosexuelle (c’est-à-dire à visée reproductive).

Gardner affirmait que le mal causé par les paraphilies sexuelles ne provenait pas d’elles à proprement parler mais uniquement de la stigmatisation sociale dont elles sont l’objet. Il affirmait que les amateurs de paraphilies méritent d’être respectés et compris.

 

Gardner et l'association NAMBLA

Le point de vue de Gardner sur les relations sexuelles entre adultes et enfants s’aligne sur celui développé par les tenants de la légalisation de la sexualité entre adultes et mineurs et par des groupes pro-pédophiles tels que NAMBLA (North American Man Boy Love Association).

Cette association, créée en 1978, se décrit comme une « organisation politique pour les droits civiques et l’éducation » dont le but est de «mettre fin à l’oppression dont sont victimes les hommes et les garçons qui entretiennent des rapports consentants ». L’association affirme qu’elle « ne s’engage dans aucune activité contraire à la loi, et n’incite personne à l’enfreindre ».
NAMBLA fournit pourtant de la documentation et son soutien aux criminels sexuels emprisonnés, les qualifiant de « personnes indûment incarcérées » pour des « relations amoureuses consenties entre personnes d’âges différents » au lieu de les décrire comme des hommes emprisonnés pour avoir transgressé la loi et causé du mal à des enfants.

Gardner et NAMBLA affirment que les relations sexuelles entre enfants et adultes sont biologiquement naturelles et qu’elles ne sont pas nécessairement mauvaises pour l’enfant : si l’enfant en retire une souffrance, disent-ils, ce n’est pas à cause de la relation en elle-même mais parce que la société stigmatise cette pratique. Selon Gardner « le caractère traumatisant de ces expériences (c’est-à-dire ces rencontres sexuelles entre adultes et enfants) dépend surtout de la réaction de la société face à elle. Il déclarait d’ailleurs :
« De nombreuses sociétés ont été injustement répressives à l’égard de ceux qui ont des tendances sexuelles paraphiles (c’est-à-dire les pédophiles, les violeurs, etc.) et n’ont pas prêté attention aux facteurs génétiques qui peuvent les expliquer. Prendre en considération cette dimension pourrait permettre de mieux tolérer ceux qui ont des penchants sexuels atypiques. J’espère que cette théorie permettra de mieux comprendre et respecter ces individus qui par ailleurs jouent un rôle dans la survie de l’espèce » (Gardner "True and False Accusation", note 27, 670).
Gardner affirmait que les « récidivistes doivent être mis au ban de la société » mais il déclarait aussi qu’ils ne devaient être emprisonnés qu’en cas d’échec de traitement, afin, disait-il, qu’ils ne soient pas incarcérés avec des « criminels de grand chemin » et qu’ils n’aient pas à accomplir des peines de prison interminables (Gardner, "Sex Abuse Hysteria", note 356, 119).

Sur le plan politique, Gardner a activement œuvré pour l’abolition du signalement obligatoire d’agressions sexuelles sur mineurs, pour l’abolition de la garantie de protection pour les professionnels signalant un cas de maltraitance sur enfant, et pour la création de programmes financés au niveau fédéral destinés à aider les personnes se disant victimes de fausses accusations.

L’organisation NAMBLA, tout comme Gardner, affirme que les relations sexuelles entre adultes et enfants sont normales, saines et bénéfiques pour les enfants.

Les partisans de la pédophilie et les scientifiques qui les soutiennent affirment, en ignorant délibérément les preuves des dégâts causés par la pédophilie sur les enfants des deux sexes, que les enfants ne souffrent pas des contacts sexuels qu’ils peuvent expérimenter avec des adultes; ils disent même que refuser aux enfants ces contacts sexuels revient à bafouer leurs droits.

Gardner et NAMBLA ont donc l’un comme l’autre déclaré que les relations sexuelles entre adultes et enfants sont sans conséquences pour ces derniers et qu’elles leur sont même bénéfiques. L’un et l’autre disent condamner et détester les conduites d’exploitation et d’agression sexuelles mais aucun ne définit la notion d’agression sexuelle sur enfant.

Le fait que le SAP trouve son origine dans une théorie que l’on peut aisément qualifier de « pro-pédophile » pose quelques soucis pratiques en matière judiciaire et législative.

Les origines et l’utilisation du SAP montrent qu’il est un outil politique et légal inventé et utilisé pour protéger les agresseurs d’enfants de poursuites judiciaires et pour promouvoir leurs contacts sans entrave avec ces enfants au travers d’ordonnances judiciaires leur en attribuant la garde totale.
Le SAP considère que les femmes et les enfants enfreignent les règles du patriarcat lorsqu’ils se permettent de manquer de respect ou lorsqu’ils refusent de faire preuve de respect à l’égard des hommes.
Le SAP présume a priori que toute plainte de violence masculine est nécessairement infondée : ce qui est un déni patent des preuves circonstanciées démontrant que les hommes utilisent plus la violence que les femmes et ressemble à un rappel de la loi patriarcale selon laquelle la violence masculine à l’encontre des femmes et des enfants est légale.
Le SAP condamne les femmes qui font usage de leur droit à agir en justice : ce faisant il réédite la règle patriarcale selon laquelle les femmes sont dépourvues de droits légaux.

Ainsi, il apparaît que les promoteurs du SAP recherchent le moyen de faire intervenir l’Etat afin qu’il prenne des mesures coercitives à l’encontre de femmes et d’enfants, qu’il écoute les doléances d’hommes qui exigent qu’on leur manifeste affection et respect et qu’il protège sans condition les liens entre des criminels sexuels et leurs enfants victimes, en leur en attribuant la garde totale.
 

Florilège de citations de Richard Gardner

Pour finir le portrait édifiant de cet individu, voici quelques phrases issues de ses livres..

* "La pédophilie intra-familiale, c'est-à-dire l'inceste, est répandue et ... est probablement une tradition ancienne".

* "La société occidentale est excessivement moralisatrice à l'égard des pédophiles. A mes yeux, les punitions draconiennes infligées aux pédophiles vont bien au-delà de la gravité des faits qu'on leur reproche".

* "Il est intéressant de noter que parmi les peuples de l'Antiquité, seuls les Juifs avaient une attitude punitive envers les pédophiles. Chez les premiers chrétiens, l'interdiction de la pédophilie provient directement de l'enseignement du Judaïsme, et notre réaction exagérée envers la pédophilie à l'heure actuelle est une exagération de ces principes judéo-chrétiens.."

* "Nous sommes fondés à croire que la plupart, sinon tous les enfants, ont la capacité d'atteindre un orgasme dès leur naissance".

* "Certains enfants expérimentent de puissants désirs sexuels dès le plus jeune âge et l'enfant normal présente une grande variété de fantasmes et comportements sexuels qui seraient taxés de 'pathologiques' ou 'pervers' s'ils étaient le fait d'adultes".

* "L'enfant victime d'agressions sexuelles est généralement tenu pour une victime alors que l'enfant peut parfaitement initier des rencontres sexuelles en 'séduisant' l'adulte".

* "Plus la machine à survie est jeune au moment de l'apparition des pulsions sexuelles, plus durable sera sa capacité procréatrice et plus grande la probabilité que cet individu engendre d'autres machines à survie dans la génération suivante."

* « Il est important de souligner ici que beaucoup de ces thérapeutes croient qu’une rencontre sexuelle entre un adulte et un enfant – même brève, même tendre, aimante et non douloureuse – est automatiquement et immanquablement traumatisante pour l’enfant. ».

* (parlant de la mère de l'enfant incestué) : « La réduction de sa culpabilité par rapport à la masturbation l’aidera à encourager cette pratique chez sa fille, au besoin. Et le gain de sexualité de la mère pourrait réduire le besoin qu’éprouve son mari de retourner vers leur fille pour des satisfactions sexuelles. ».

*  (parlant du père incestueux): « On doit l’aider à reconnaître que, même aujourd’hui, [la pédophilie] est une pratique largement répandue et acceptée, littéralement, par des milliards de gens. Il doit considérer que, dans notre société occidentale en particulier, nous avons une attitude très punitive et moralisante envers de telles tendances. En fait, il a simplement été quelque peu malchanceux d'être né en ce lieu et en cette époque pour ce qui est des attitudes sociales à l’égard de la pédophilie."

L'original de cet article se trouve ici



 

 

"Syndrome des Faux Souvenirs" 
Une théorie inventé par le pédophile Ralph UNDERWAGER

Ralph UNDERWAGER, inventeur du SYNDROME DES FAUX SOUVENIRS, qui s’attaque surtout à la PAROLE DE FEMMES ADULTES se remémorant des abus sexuels subis pendant leur enfance.

Aux USA et au Canada, des parents accusés d’inceste ont tenté d’imposer le " syndrome des faux souvenirs ", théorie selon laquelle la mémoire de leurs accusatrices aurait été " contaminée " par des thérapeutes irresponsables et par une idéologie (lire le mouvement des femmes contre la violence sexiste).
Une fondation, créée à grands frais, a financé des expériences visant à démontrer qu’on pouvait implanter des souvenirs illusoires chez des sujets et donc, que la mémoire des agressions subies n’était pas fiable.
Comme si la justice n’était pas consciente de cette limite. La Fondation du syndrome des faux souvenirs - dont un des cadres avait été accueilli par une levée de boucliers du mouvement communautaire à Montréal, il y a dix ans - est aujourd’hui discréditée. Un de ses principaux " conseillers scientifiques ", le Dr Ralph Underwager, avait invité les pédophiles à affirmer fièrement leurs choix sexuels et les avait comparés à Jésus-Christ, lors d’une entrevue accordée à une revue néerlandaise consacrée à " l’amour " des enfants.
Mais cette thèse des " faux souvenirs " a tout de même servi dans une foule de causes judiciaires, notamment pour faire tomber certaines des poursuites intentées à des congrégations chrétiennes pour violences sexuelles infligées à des jeunes.

 

UNDERWAGER a été ACCUSE DE VIOLENCES SEXUELLES PAR SA PROPRE FILLE et DEFENDAIT PUBLIQUEMENT des thèses pro-pédocriminelles, appelant les pédophiles à affirmer fièrement et courageusement leur choix.


Ralph Underwager

Van GIJSEGHEM semble avoir rencontré ce pasteur-psychologue au début des années 90, lors d’un procès où les deux exerçaient leur autre métier, ou devrait-on peut-être dire, étaient prestataires de service en tant que psychologue-expert.

Si Van Gijseghem avait initialement conseillé le maintien du lien avec le père, il a complètement changé d’avis en prévenant la justice que la fille était en grave danger chez le père. Il s’approchait ainsi de l’expertise délivrée par Ralph Underwager qui niait l’existence de violences sexuelles contre la fille – allant ainsi à l’encontre de la parole de la fille qui disait avoir été victime de violences sexuelles du côté de sa mère.
Van Gijseghem a effectué ce revirement sans effectuer de nouvelles expertises de la fille ou du père.
Ceci n’est pas la seule particularité méthodologique des expertises psychologiques effectuées par ce dernier.

Dans un procès de 1993, un homme accusé d’avoir sexuellement agressé une fille de 10 ans (attouchements et tentative de viol) avait été expertisé par Van GIJSEGHEM : celui-ci lui avait donné quatre tests évidemment scientifiques et objectifs, donc non projectifs pour que celui-ci les remplisse… tranquillement chez lui.

Lors du procès, Van GIJSEGHEM avait déclaré :
« Il n’est pas très probable que M. S. ait posé les gestes qui lui sont imputés. [...] Mon flair clinique ne m’a pas fait voir de danger.  »
Ni son flair clinique, ni ses tests objectifs semblent très opérationnels, puisque l’homme accusé se révélera plus tard être récidiviste (en 1979, il avait été condamné à 6 mois de prison pour le viol dune fille de 15 ans et il avait reconnu un autre viol aux Pays-Bas).
Cet homme, M. S., reconnaîtra plus tard non seulement l’agression sexuelle contre cette fille de 10 ans, mais également deux autres viols. Il sera condamné à 1 an de prison ferme.

Dans un autre dossier d’agressions sexuelles, Van GIJSEGHEM applique sa fameuse analyse du Syndrome de Rosenthal – version psychologique de la self fulfilling prophecy – déclare constater de nombreuses contaminations de la parole des enfants, et diagnostique la non-fiabilité des accusations d’attouchements et d’agressions sexuelles émises par 17 filles à l’encontre d’un enseignant.

 

 

 

 

 

 

 

 

Hubert Van Gijseghem

Grave erreur professionnelle, puisqu’au Canada l’expert psychologue n’est pas supposé s’exprimer sur la crédibilité ou fiabilité de la parole de l’enfant (contrairement à la situation dans des pays européens).

La justice canadienne confirmera jusqu’à la Cour Suprême l’erreur professionnelle commise par Van Gijseghem : Le juge du procès ne s’est ni mépris sur l’objectif de l’expertise ni n’a abusé de sa discrétion en disposant du témoignage de l’expert.

L’enseignant sera condamné pour 17 chefs d’inculpation, les filles agressées avaient entre 10 et 13 ans à l’époque des faits.

Un dernier dossier permet d’aborder également l’attitude de Van GIJSEGHEM vis-à-vis de ses pairs et le mépris exprimé envers celles, MERES OU MEDECINS, qui ne partagent pas son avis.

De nouveau, Van GIJSEGHEM intervient en tant que psychologue-expert pour vérifier les allégations d’abus sexuel et déterminer les droits d … que le parent non-gardien [ici, le père] doit avoir.

Le père est accusé d’avoir violé pendant un droit de visite SON FILS ALORS AGE DE 3 ans.

Le jugement dit : Le docteur [Van Gijseghem] soutient qu’il n’est pas approprié de croire les propos rapportés par l’enfant car celui-ci est incapable de décrire en détail ce qui s’est réellement passé [sic !], soit les faits survenus lors de la commission de l’acte reproché.

De toute façon, ajoute-t-il, il est généralement impossible D’ INFIRMER OU CONFIRMER des allégations d’abus sexuel. [Sic !]

Il suggère à Madame de CONSULTER UN PSYCHOLOGUE car il est à CRAINDRE que sa CONVICTION que l’enfant est abusé NE L’ AMÈNE A PORTER D’ AUTRES ACCUSATIONS. [...] Il maintient que MADAME A TOUT INVENTE.

Rappelons que le garçon a été sodomisé à plusieurs reprises par son père et que le médecin qui l’a examiné a constaté DEUX FISSURES A L’ ANUS [...], L’ OUVERTURE ANORMALE DE L’ ANUS [...], l’enfant a perdu le REFLEX DE CONSTRICTION [...], la muqueuse de l’anus est aplatie.
Van GIJSEGEHEM oppose au rapport de cet examen physique qu’il ne faut pas Accorder beaucoup de poids à celui-ci car, dit-il, elle [la médecin] voit des cas d-abus dans la majorité de ces dossiers [puis] il affirme que l’enfant a pu sauto-stimuler ou sauto-mutiler.

Lors dune conférence à Lyon il y a quelques années, Van Gijseghem avait fait rire un auditoire entier de psychologues, travailleurs sociaux et magistrats en déclarant qu’un de ses collègues britanniques diagnostiquait l’agression sexuelle chaque fois qu’il constatait une constipation chez un enfant.

Ce sera également la ligne de défense du père accusé dans ce dossier… la CONSTIPATION.

Source Droit fondamental

 

 

 

Françoise Dolto et le déni de l’inceste

Dolto, interviewée par la revue Choisir, en novembre 1979.

« -Choisir : Mais enfin il y a bien des cas de viol ?

-Dolto : Il n’y a pas de viol du tout. Elles sont consentantes.

-Choisir : Quand une fille vient vous voir et qu’elle vous raconte que, dans son enfance, son père a coïté avec elle et qu’elle a ressenti cela comme un viol, que lui répondez-vous ?

-Dolto : Elle ne l’a pas ressenti comme un viol. Elle a simplement compris que son père l’aimait et qu’il se consolait avec elle, parce que sa femme ne voulait pas faire l’amour avec lui. »

[Plus loin…]

-Choisir : D’après vous, il n’y a pas de père vicieux et pervers ?

-Dolto : Il suffit que la fille refuse de coucher avec lui, en disant que cela ne se fait pas, pour qu’il la laisse tranquille.

-Choisir : Il peut insister ?

-Dolto : Pas du tout, parce qu’il sait que l’enfant sait que c’est défendu. Et puis le père incestueux a tout de même peur que sa fille en parle. En général la fille ne dit rien, enfin pas tout de suite. »

 

Qui était Françoise Dolto ?
 

Françoise Dolto naît le 6 novembre 1908 à Paris, dans une famille catholique et bourgeoise du XVIe arrondissement, quatrième enfant, après sa soeur, Jacqueline, et deux frères.
Le drame de son enfance est la disparition de sa soeur, morte d’un cancer. Françoise a douze ans.
Mme Marette (la propre mère de Françoise dolto) ne le pardonnera jamais à sa cadette, "parce que ma soeur est morte et que c’est moi qui aurais dû mourir selon elle. Ma soeur était blonde aux yeux bleus, comme le père de ma mère, et elle aurait dû vivre parce que, pour ma mère, elle était la fille de l’inceste".
(Autoportrait d’une psychanalyste - 1934-1988, éd. du Seuil, 1989, p.18).

Voilà l’inexpiable qui fixe une part de son destin.

"Il est utile que les psychanalystes qui écrivent, livrent dans la mesure du possible, ce qu’ils ont compris de l’énigme de leur histoire personnelle" .
Françoise Dolto

 

 

 

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